Informez-vous sur la Corée du Nord

Loin des caméras, loin du cœur… La Corée du Nord réussit, malgré un bilan terrifiant en matière de violations des droits humains, à se faire oublier. Dans les pays francophones, plus particulièrement, il n’existe aucune association qui informe sur la situation des libertés dans le pays. Qui connait le nom d’un dissident nord-coréen ? Qui sait combien de Nord-Coréens sont détenus dans des camps de concentration ? Qui sait ce que risque un Nord-Coréen quand il critique le régime ?

Il est urgent de rompre le silence. Cet site et l’association Solidarité Corée du Nord ont pour but de vous informer sur ce régime totalitaire.

Être informé est un droit. Se mobiliser est un devoir.

Quelques repères pour comprendre le totalitarisme nord-coréen.

Une même famille au pouvoir depuis plus de 50 ans : le Président éternel et Généralissime Kim Il sung (1912-1994), le Dirigeant bien-aimé Kim Jong il (1941) puis le brillant camarade Kim Jong eun (1984).

  • Entre 150 000 à 200 000 prisonniers sont internés dans une douzaine de camps de concentration et de rééducation.
  • Près de la moitié de la population est sous-alimentée et plus d’un tiers de la population de malnutrition chronique.
  • 800 hôpitaux (mal équipés) pour 22 millions d’habitants.
  • La peine de mort est en vigueur et appliquée : les exécutions sont publiques et ont récemment concerné des critiques du régime et des responsables d’Eglises clandestines.
  • Pratique de l’eugénisme : meurtres d’enfants handicapés et envoie en camps d’enfants autistes.
  • Le Corée du Nord n’a pas signé la Convention contre la torture des Nations unies.
  • Les mouvements des Nord-Coréens sont réglementés par des permis intérieurs.
  • La majorité des réfugiés souffrent de troubles psychiques en raison des conditions sociales et politiques désastreuses, selon MSF.
  • Les postes de radio sont scellés pour empêcher les Nord-Coréens d’écouter les radios internationales.
  • Au moins 40 journalistes soumis à la « rééducation » pour avoir commis des erreurs orthographiques.
  • Une centaine d’Occidentaux autorisée à vivre à Pyongyang sont reclus dans un quartier surveillé.

Il est très difficile de disposer d’un bilan exact des violations des droits de l’homme en raison de l’impossibilité pour les organisations internationales d’enquêter dans le pays. Des régions entières du pays sont fermées aux étrangers.

Selon l’agence de presse officielle KCNA, le pays ne compte aucun problème de droits de l’homme puisqu’il s’agit d’un « système socialiste voulu par le peuple ».

Les témoignages des réfugiés (repris de Wikipedia)

Un rapport rendu public en 2003 par le Committee for Human Rights in North Korea recueille les témoignages de réfugiés Nord-Coréens ainsi que d’anciens gardes ayant déserté leur camp. Les témoignages offrent tous un regard très similaires, et cruel, sur la situation vécue dans ces camps.

Les individus condamnés à des peines d’emprisonnement le sont pour des raisons très diverses. Parfois, la raison peut être aussi futile que le simple fait de chanter une chanson d’origine Sud-Coréenne. Le processus est presque toujours le suivant. La personne soupçonnée d’avoir commis un crime est emmenée dans une prison de l’Agence de Sécurité du Peuple (i.e la police Nord-Coréenne). Elle y est torturée jusqu’à l’obtention d’aveux, pour être ensuite jugée de manière expéditive et envoyée dans un camp. Certains témoignages indiquent même que des individus y sont directement envoyés sans aucune forme de procès.

En raison du principe d’eugénisme pratiqué en Corée du Nord, l’entourage familial d’un condamné est également interné, et ce jusqu’à trois générations. Certains camps ont ainsi des dortoirs séparés entre ceux des condamnés et ceux pour la famille. Les punitions collectives touchant toute la famille semblent être très courantes. C’est pourquoi certain réfugiés cachent leur identité pour éviter les représailles.

Les prisonniers sont systématiquement soumis à un régime de travaux forcés très dur, y compris pour les femmes. Les travaux réalisés, assez divers, concernent l’exploitation minière, l’agriculture, la confection de vêtements, etc. Les horaires de travail, variables selon les camps, s’étendent du matin jusqu’au soir, sept jours sur sept. En raison de conditions matérielles et de sécurité très précaires, De nombreux internés sont victimes d’accidents du travail, souvent mortels. Ceux qui ne travaillent pas assez vite sont généralement battus par les gardes et punis par une diminution des rations de nourriture.

La nourriture journalières, très insuffisante, est le plus souvent composées de maïs et de soupe. Les prisonniers sont maintenus délibérément dans un état de famine permanent. Certains, avant de mourir, pèseraient moins de 30 kilos. Pour survivre, les détenus tentent de se nourrir d’herbe ou d’écorce d’arbre lors des sorties du camp pour aller travailler. Certains arrivent à obtenir des protéines en capturant des rats ou des serpents.

Les entraves au règlement sont sévèrement punis. Après une diminution de la ration de nourriture, le fait de ne pas travailler au rythme souhaité par les gardes envoie en cellule de confinement. Ces cellules extrêmement exiguës sont conçues de telle sorte qu’il n’est ni possible de se poser par terre, ni de se tenir debout. Les détenus peuvent y rester pendant plusieurs jour d’affilée. Cette punition a notamment pour conséquence une déformation de la colonne vertébrale et une mauvaise circulation du sang dans les membres, dont les effets peuvent être permanents.

Les exécutions publiques, qui concernent les faute graves comme les tentatives d’évasion, sont pratiquées à des degrés divers selon les camps. Les formes les plus courantes sont les fusillades et les pendaisons. Une fois l’exécution effectuée, les autres détenus sont parfois obligés d’approcher le corps pour le mutiler.

Selon l’idéologie Nord-Coréenne, les comportements déviants sont dus à un mauvais patrimoine génétique. Par conséquent, il n’est pas question pour les autorités que des naissances d’enfants génétiquement impurs aient lieu dans les camps. Ainsi, toutes les femmes arrivant enceintes sont soumise à l’avortement forcé, ou contraintes d’accoucher à l’aide d’une injection provoquant l’accouchement. Les nouveau-nés sont ensuite systématiquement tués. Les exemples suivants donnent une idée de la nature des mises à mort. Dans le centre de détention au sud de Sinuiju, quatre nouveau-nés ont été étouffés avec une serviette mouillée immédiatement après l’accouchement, sous les yeux de la mère. Dans le même camp, d’autres nouveau-nés ont été placés à nu dans des boîtes en plastique, et laissés tels quel en attendant qu’ils meurent. Au bout de deux jours, ceux qui étaient toujours en vie ont été tués par des frappes au niveau du crane. Une méthode similaire a été utilisée au camp d’Onsong, où quatre nouveau-nés ont été laissés dans un panier en osier jusqu’à leur mort. De la même manière, d’autres témoignages rapportent que des nouveau-nés sont abandonnés à même le sol au centre Nongpo à Chongjin. Ceux qui respirent toujours sont étouffés au bout de deux jours, en présence de leurs mères.

Plus d’informations en français sur la Corée du Nord :

Fiche Wikipedia – Assez neutre, parfois complaisante. Le régime y est qualifié de dictatorial et non pas de totalitaire : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cor%C3%A9e_du_Nord

Aujourd’hui la Corée – Site de journalistes français sur la Corée du Sud, et parfois celle du Nord : http://coree.aujourdhuilemonde.com/tag/coree-du-nord

Rapport d’Amnesty International 2010 – : http://www.amnesty.org/fr/region/north-korea/report-2010

Pages de Human Rights Watch en français : http://www.hrw.org/fr/asia/north-korea

Des reportages sur la Corée du Nord :

http://www.ibostv.com/reportage-choc-la-coree-du-nord-enquete-exclusive-m6/

Sites en anglais sur la Corée du Nord :

Daily NK – Site indépendant réalisé par des journalistes sud-coréens et nord-coréens : http://www.dailynk.com/english/

Network for North Korean Democracy and Human Rights : http://www.nknet.org/eng/

Citizens’ Alliance for North Korean Human Rights – Principale organisation coréenne de défense des droits de l’homme en Corée du Nord : http://eng.nkhumanrights.or.kr/

New York Times – La page Corée du Nord du quotidien américain : http://topics.nytimes.com/top/news/international/countriesandterritories/northkorea/index.html

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